samedi 27 mai 2017

Halo et parhélie

Phénomène optique lié à l'interaction entre des cristaux de glace en suspension dans l'air et la lumière du soleil, le halo solaire est facilement observable en Terre-Adélie.
Crédit photo : Arnaud LAINE
Pour que le phénomène se produise, il est essentiel qu'il y ait des cirrus ou des cirrostratus.

Ces nuages élevés sont formés de cristaux de glace circulant uniquement dans les plus hautes couches de la troposphère.
Crédit photo : Pierre-Emmanuel FABRE
La parhélie est une partie du phénomène du halo solaire, et se caractérise quant à elle par l'apparition de deux répliques de l'image du soleil, placées horizontalement de part et d'autre de celui-ci.

Crédit photo : Maxime AIMETTI
Crédit photo : Vincent TEROL
Le phénomène se produit lorsque le soleil est plutôt bas sur l'horizon. Il est plus fréquent dans les régions polaires, car de nombreux nuages bas y sont chargés de particules de glace. 


"Les cristaux se constituent naturellement dans les nuages suivant une symétrie hexagonale, en prenant la forme d'un prisme allongé, ou bien d'un hexagone ou d'une étoile à six branches aplatis. Durant leur chute, ces particules, qui présentent des angles tous égaux à 60° ou 120°, peuvent s'orienter spontanément dans le même sens et forment un réseau de prismes qui reflète et réfracte la lumière solaire. Lorsque la lumière traverse des cristaux entre faces formant entre elles un angle de 60°, le minimum de déviation est de 22°, conditionnant la dimension apparente du halo principal, ou petit halo. Les parhélies sont situés à ce même angle de part et d'autre du soleil lorsque celui-ci est sur l'horizon, et s'en écartent d'autant plus qu'il est haut dans le ciel."

mercredi 24 mai 2017

Le semi-marathon des glaces

La météo était prometteuse, avec un vent faible annoncé (de 10 à 20 nœuds ) et une température de -18°C, plutôt douce pour la saison.
Une affiche apposée la veille au séjour pour attirer les candidats...



          ...mais finalement seuls deux inscrits (les habituels givrés de la course) pour participer à cette épreuve de 21 km, qui s'apparente plus à un trail compte tenu des conditions particulières : sacs à dos avec équipement de secours et ravitaillement, terrain au profil varié (glace dure, neige molle/dure, glace stratifiée friable).
Crédit photo : Serge FUSTER
Crédit photo : Alexandre FLOUTTARD
Le public était au rendez-vous, quoique peu nombreux et relativement dubitatif....

Le tour des icebergs - Crédit photo : Serge FUSTER
Crédit photo : Alexandre FLOUTTARD
Les paysages, quant à eux, sont toujours aussi merveilleux dans la lumière rasante d'hiver...

Crédit photo : Alexandre FLOUTTARD
Devant le chaos de glace généré par le glacier - Crédit photo : Serge FUSTER
La pause ravitaillement (6 min), après 16 km de course, a été finalement le moment le plus difficile car le fait de s'arrêter et de retirer les moufles pour boire et manger nous a fait cruellement ressentir le froid. Repartir a été un soulagement, notamment pour les mains...
Crédit photo : Alexandre FLOUTTARD

Le parcours de 21,2 km s'est limité à la zone 2 du périmètre de sécurité dans l'archipel de la Pointe Géologie. Les points les plus espacés correspondent aux zones de progression plus difficiles donc plus lentes (neige molle, glace stratifiée).
Le parcours de 21,2 km
Le profil de la course
Les manchots empereurs, eux, repartent vers l'océan à plus d'une centaine de kilomètres de DDU...
Crédit photo : Alexandre FLOUTTARD

mardi 23 mai 2017

Histoire d’œufs...

Coline est la seule à pouvoir aller ramasser des œufs dans la colonie de manchots empereurs.
Crédit photo : Serge FUSTER
Dans le cadre du programme 109 "Ornithoéco", elle est autorisée à ramasser 100 œufs abandonnés par les manchots sur la glace.
Crédit photo : Coline MARCIAU




Lors de la délicate manœuvre de passation de l’œuf de la femelle vers le mâle, les choses ne se déroulent pas toujours très bien. L’œuf peut se casser, rouler et passer trop de temps sur la glace (et donc se congeler)... Cela conduit à un abandon.
Crédit photo : Serge FUSTER
Chaque année, on dénombre en moyenne entre 300 et 400 œufs abandonnés (pour 8000 manchots).
La collecte et l'étude de ces œufs permettent, de manière indirecte, de suivre l'état de santé de la colonie. Ils sont donc mesurés (longueur, largeur et épaisseur de la coquille) afin de repérer une éventuelle évolution de ces caractéristiques sur une longue période.
En moyenne, ils mesurent 12 cm de haut, 8 cm de large et pèsent dans les 350 grammes.
La coquille fait environ 1 mm d'épaisseur.
Après étude, les œufs sont détruits. Il est interdit d'en exporter de Terre-Adélie.